29/08/2014

Supprimons l'impôt sur les chiens !

 

Vous n’êtes pas sans savoir, qu’une personne désirant devenir propriétaire d’un chien doit suivre tout un cursus théorique et pratique, de surcroît onéreux, afin de recevoir l’autorisation de posséder « le plus fidèle ami de l’homme », et cela sans compter le coût de l’animal et les divers soins prodigués par un vétérinaire agréé, ainsi que les frais quotidiens pour assumer le bien-être de l’animal aimé.


De nos jours, il devient difficile pour une grande partie de la population, et plus particulièrement pour les personnes âgées et les personnes les plus précarisées, d’assumer toutes ces dépenses, alors que le fait de posséder un compagnon à quatre pattes est souvent pour elles le dernier rempart contre la solitude et le moyen de conserver à la fois une activité physique et des liens sociaux.

Il est dès lors permis de se demander pourquoi notre société devrait pénaliser financièrement une partie de la population, qui a fait le choix de vivre en compagnie d’un chien, qui constitue tout à la fois un apport affectif indéniable et une activité de loisirs, comme d’autres choisissent des activités sportives ou culturelles sans être soumis à un impôt ni à une taxe par ailleurs.

La présence d’un chien de compagnie génère-t-elle davantage de frais pour la collectivité que l’aménagement de lieux de détente, de sport ou de loisirs, au point que les propriétaires de chiens devraient être pénalisés pour leur choix ?

La réponse est clairement négative au vue de la réponse apportée par le conseil d'Etat à la question déposée ci-dessous par le premier signataire : 

 

http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/QUE00193A.pdf

 

ou le conseil d'Etat précise avoir investit pour les chiens moins de chf 35'000.--. 


Est-ce que les adeptes d’activités sportives ou culturelles devraient-ils être soumis à un impôt spécifique ?

 

Idem pour les propriétaires de chats, oiseaux, poissons ou autres animaux de compagnie devraient-ils également être soumis à une taxe ?

 

Le réponse va de soi, et est clairement négative. Non on ne soumettra pas les uns à un impôt, ni les autres à une taxe.


Alors pourquoi le détenteur d’un chien devrait-il s’acquitter d’un impôt, alors que bien souvent la présence de cet animal favorise le maintien d’une activité physique et sociale qui évite à la société la prise en charge d’affections touchant les personnes âgées sédentaires et isolées ?


Les impôts sur le revenu et la fortune, dont chacun doit s’acquitter en fonction de sa situation personnelle, doivent précisément servir à couvrir les frais générés par les activités déployées par un grand nombre d’habitants.

Les quelques parcs à chiens créés par les communes remplissent dès lors ce rôle, au même titre que l’aménagement d’un sentier pédestre, d’une piste pour VTT ou d’un skatepark par exemple.

A l’heure où notre parlement devra prochainement prendre position sur l’abolition d’un autre impôt historique qui n’a plus sa raison d’être aujourd’hui, à savoir la taxe professionnelle communale, il s’impose également de supprimer purement et simplement celui sur les chiens, lequel est clairement discriminatoire à l’égard d’une partie de la population, et qui

n’est désormais plus justifié par le principe du pollueur-payeur.

 

 article du matin de ce jour : http://www.lematin.ch/suisse/impot-chiens-faut-abolir/sto...


 

 

Ecoute, Dialogue, Respect, Solidarité et Action !

ce sont ces valeurs qui nous rassemblent.

Je les porte à la Mairie de Vernier

 

VERNIER.jpg
Thierry CERUTTI
Député Au Grand Conseil de Genève
Maire de la ville de Vernier 2009-2010

 

 

 

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Commentaires

Et si toutes ces taxes dont les sacs poubelles n'étaient qu'une sorte de jeu machiavélique de la part de certains pour tester leur égo sur l'électorat ? Car plus on est taxes plus on va au devant de complications
Y'a vraiment un truc qui tourne pas rond dans le système
Ou alors ces taxes ne serviraient -elles pas à un fond d'entretien et de réparation pour toute la technologie qui coûte les yeux de la tête
A moins que cela ne soit pour payer les énormes dépenses énergétiques du Cern parmi les plus gros consommateurs en électricité, allez savoir !

Écrit par : lovsmeralda | 30/08/2014

Mouais... un peu démago.
Je te rappelle que l'Etat a serré la vis suite à des accidents graves où des enfants ont été blessés.
Le problème ne vient pas des chiens, mais des maîtres qui ne savent pas les tenir.
Dans le taxi, la plupart des chauffeurs seraient d'accord de prendre des chiens. Malheureusement ils ont trop souvent fait de mauvaises expériences et ont du passer du temps à nettoyer leur véhicule pour pouvoir continuer à transporter leurs clients.
Les cours de dressage obligatoire sont donc une bonne chose. Les propriétaires de chiens en témoignent.
J'imagine que les impôts et taxes servent à couvrir la structure administrative qui permet de contrôler que ces cours ont bien été suivis.
Pour le reste, je suis d'accord. Il serait bien de trouver un mécanisme qui ne met pas tout le monde dans le même sac. Ou alors une exemption pour les personnes qui vivent dans la précarité. A quand une évaluation du rapport coût/recettes ? Mais j'imagine que ça va dans la caisse générale...

Écrit par : Pierre Jenni | 30/08/2014

Cet impôt n'a nulle raison d'être. D'une part, l'entretien des routes/parcs est déjà financé par nos impôts et d'autre part cet impôt "toutous" est clairement discrinatoire si l'on s'en remet à l'absence d'autres systèmes de taxes, pour les cyclistes par exemple (la plaque ayant disparue depuis des lustres), pour lesquels nombre d'aménagements tels que feux, pistes cyclables ont été mis en place..ces infrastructures sont également noyées dans nos impôts. Par conséquent, il doit en être de même s'agissant de "l'impôt toutous".

Écrit par : Valérie Cuenca-Berger | 01/09/2014

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