03/06/2014

Affaire Sperisen :ou est la plaignante ?

Une fois n'est pas coutume, nous assistons depuis un certain temps, au cœur même du palais de justice genevois à la plus grande farce, depuis l’affaire Mikhaïloff, que les camarades du "socialisme populaire" -dont l’apogée a été la période Stalinienne-, nous jouent avec le plus grand sérieux.

 

Il convient de souligner que la Genève internationale, si souvent mise en avant par ces mêmes milieux s'en passerait bien, tant l’ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat, engagé dans une lutte sans merci contre les cartels de la drogue jusque et y compris dans le milieu carcéral, est inadmissible pour un pays qui se veut neutre.

 

Cet acharnement est d’autant plus curieux qu’au fond, il fait de l’idéal dit socialiste un régime judiciaire « made in Chiquita », soit à l’opposé de la doctrine PS.

 

Mais il est vrai que les arrangements de coulisses entre le PS et le PLR cèdent volontiers la place à la neutralité du troisième pouvoir.

 

C’est d’ailleurs la seule explication plausible de ce plaidoyer pathétique de l’accusateur public, rejeton cherchant par la vindicte à tuer le père pour se faire un prénom, piétine le droit. C’est également la seule explication qui justifie la cohabitation entre ce populisme juridique et le défenseur habituel des patriciens qui se permet, en toute impunité, de se confondre dans cette fange. Pas la moindre preuve honnête, les seules à leur disposition ayant été négociées, pour ne pas dire autre chose, avec des familles dans la détresse ou des malfrats. Lamentable image que de se donner en pareil spectacle en présentant une plaignante qui ne sait même pas qu’elle a déposé plainte.

Que dire du rôle tenu de celle qui du haut de sa tour d'ivoire, arrogante et suffisante, la pom-pom girl socialiste présidente, fondatrice du club des adorateurs du père fondateur de Trial, dont son portrait trône fièrement au dessus de son bureau comme signe de soumission à son idole, que dis je son gourou. Et pour ne pas déplaire au Maître, telle la soumise, laisse le gosse l'interrompre, lui donner des ordres et mener la séance à sa place. C'est à se demander pourquoi les autres acteurs ne réagissent pas et laisse ces mauvais joueurs, se moquer d'un innocent.

 

Que la justice de notre République se paie ainsi le luxe d’un remake de l’affaire Calas dans laquelle on a arrangé les faits pour justifier la torture puis la mort, en 1762, d’un homme au seul motif qu’il était réformé, est tout simplement intolérable.

 

Mais où est donc le Voltaire des temps modernes qui ose défier ce troisième pouvoir entraîné dans une lutte aussi absurde qu’aveugle car fondée sur le mensonge d’une accusation corrompue, par l’argent de la drogue, du vice et de la traite humaine dans le pays où les faits se sont produits.

 

Comme à Toulouse pendant « l’enquête » où les témoins ont apporté la preuve que Jean Calas était innocent, un journaliste s’est donné la peine, ce que la justice genevoise sourde et aveugle comme le capitoul de Toulouse n’a jamais eu le courage de faire, d’enquêter sur place le confirme. La soi-disant plaignante se trouve perdue quelque part au Guatemala, ne désire pas déposer plainte contre Sperisen, déclare même qu'il est innocent. Mais plus grave du point de vue déontologique genevois, elle n'a jamais demandé à ces deux avocats, qu’elle ne connait pas et n’a jamais rencontré, de la défendre.

Dès lors, quid du rôle des deux avocaillons qui se sont autoproclamés justicier  et défenseur d'une plaignante imaginaire...

au nom de quoi et pour qui ces deux usurpateurs plaident-t-ils ?

 

Pourquoi notre justice ne demande pas à ces deux pied nickelés de quitter la salle et de rentrer chez eux ?

 

Pour quelle raison, la commission du barreau paraît-il chargée de la surveillance des avocats ne se saisit-elle pas de cette flagrante usurpation ?

 

Avant de juger des actes non prouvés, si ce n’est par des multi récidivistes de trafics en tous genres, ne serait-il pas opportun de sanctionner des plaideurs qui se sont auto-proclamés défenseurs d’un personne qui ignore jusqu’à avoir déposé plainte ?

 

N’est-il pas tout aussi curieux de constater que tous les acteurs de cette mauvaise plaisanterie, l’exception d’un seul, soient socialistes ?

 

Je me réjouis de découvrir la réponse…..

 

 

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Commentaires

poser la question c'est y répondre.

Ce qui est certain c'est que ce procès ne répond pas du tout aux règles d'un procès équitable.

On ne peut que s'étonner de telles attitudes si, selon ce que vous dites, la présidente est PS. Il me semble évident que l'on ne peut pas avoir une présidence PS et un accusateur public du même parti.

Il est vrai aussi que c'est un drôle de système que celui qui politise ses juges! Pourquoi votre parti ne fait-il rien à ce sujet?

Écrit par : geopolis | 03/06/2014

Ce procès me laisse, à moi aussi, un sentiment de profond malaise.
L'arrogance de prétendre vouloir imposer nos valeurs comme étant universelles me dérange.
La réalité criminelle à laquelle sont confrontés les forces de l'ordre guatémaltèques sont à des années lumière de nos réalités.
De plus la réalité sociale de ce pays (aristocratique) ne connait aucune de nos institutions républicaines et démocratiques. Ce n'est pas un État de droit.
Il fut un temps ou reprocher à homme d'affaires d'avoir corrompu un fonctionnaire d'état étranger revenait à lui reprocher de vouloir la conclure. Il n'avait pas le choix! De même, reprocher à l'accusé de ne pas avoir strictement respecté notre Code des droits humains n'a aucun sens. C'est là pure posture et hypocrisie.

Écrit par : Ronald ZACHARIAS | 03/06/2014

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