30/09/2013

Le MCG se préoccupe des habitants des Pâquis !

Une fois n'est pas coutume, seul les élus MCG sont à l'écoute de la population et entendent leurs préoccupation.

Après avoir déposé un texte de soutien pour le cycle d'orientation du Renard à Aïre en délabrement,

http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/R00734.pdf

 

déposé une initiative communale pour que les habitants de Vernier-Village puisse décider de la fermeture ou pas de la route de Vernier

http://thierrycerutti.blog.tdg.ch/archive/2013/09/27/les-...

Après avoir déposé une question urgente écrite touchant les entreprises de transports du canton qui se font raboter le travail par les entreprises françaises

http://thierrycerutti.blog.tdg.ch/archive/2013/09/11/les-...

Le MCG se préoccupe de la qualité de vie et de la tranquillité des habitants des Pâquis :

 

 Secrétariat du Grand Conseil

 

Proposition présentée par les députés :

MM. Thierry Cerutti, Florian Gander, Henry

Rappaz, Pascal Spuhler, Jean-François Girardet

 

Date de dépôt : 10 septembre 2013

 

M 2165

 

Proposition de motion

Un moratoire pour les « dépanneurs » dans le quartier des Pâquis !

 

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève considérant :

– que, en dépit de la loi (LVEBA), force est de constater que les « dépanneurs » (env. 40 pour le centre des Pâquis), souvent aidés par des « guetteurs », s’adonnent en tout impunité à la vente d’alcool en dehors des heures autorisées (21h00-07h00) ;

 

– la difficulté sur le terrain pour la gendarmerie et la police municipale de dénoncer les contrevenants (port de l’uniforme = visibilité) ;

– l’immobilisme du SCOM à systématiquement vouloir renoncer à déployer des inspecteurs (lesquels travaillent en civil = discrétion) aux fins de contrôles de nuit et au petit matin de ces « dépanneurs » ;

– que la vente de boissons alcoolisées prétérite la tranquillité publique ;

– que les nuisances liées aux surnombres d’établissements dits « dépanneurs » créent un sentiment d’insécurité et d’insalubrité ;

– que les artisans dits de proximité ne trouvent plus de locaux disponibles au coeur du quartier des Pâquis ;

– que le non-respect de l’environnement urbain causé par les « clients » de ces « dépanneurs » prétérite fortement la qualité de vie des résidents et riverains,

 

invite le Conseil d’Etat

 

– à limiter le nombre d’établissements soumis à la LVEBA (dépanneurs) au prorata des habitants pour une durée déterminée ;

– à sensibiliser les propriétaires d’immeubles et régies garant de la cohésion sociale du quartier en favorisant le commerce de proximité (artisans, boulangers, coiffeurs, teinturiers, etc.) ;

– à limiter les heures d’ouverture à 08h00-20h00 pour les commerces souhaitant vendre de l’alcool ;

– à donner les moyens ad hoc (tenues adaptées) aux différents corps de gendarmerie et police afin de pouvoir effectuer leurs missions ;

– à augmenter les inspecteurs du SCOM ;

– à lancer un moratoire sur les « dépanneurs ».

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames et Messieurs les députés,

 

Si la suppression de la clause du besoin en faveur et au nom de la liberté

du commerce avait été saluée à l’époque de sa mise en application en 1996, il

ressort aujourd’hui que cette mesure est fortement décriée dans le quartier

des Pâquis.

 

Ce qui prévalait hier s’avère différent à ce jour, notamment et surtout

dans les quartiers dits populaires et à forte densité d’habitants.

 

En effet, il ressort que la situation actuelle a énormément changé et que la

vie sociale dans les quartiers a évolué avec comme pierre d’achoppement le

vivre-ensemble et l’appropriation des rues par les habitants.

 

La fin de cette clause du besoin a ouvert la porte à des débordements fort

regrettables, freinant l’évolution du concept « mieux vivre ensemble », et a

passablement péjoré la qualité de vie des habitants, commerçants et touristes

qui vivent et fréquentes le quartier des Pâquis.

 

Ne devrions-nous pas repenser l’application de la clause du besoin de

manière ponctuelle et selon les besoins des citoyens ?

 

Ne devrions-nous pas géographiquement repenser l’application des

commerces dits « dépanneurs » voire revisiter la notion de « clause du

besoin » en délimitant un périmètre et un nombre de ces établissements basé

sur un moratoire fixant des limites ainsi que le besoin d’expansion des

« dépanneurs » commerçants au bénéfice d’une autorisation pour la vente à

l’emporter des boissons alcooliques LVEBA, tout en respectant la liberté de

commerce ?

 

S’il est vrai que la notion de liberté du commerce est saine pour une

économie ouverte et de responsabilité économique individuelle, il n’en va pas

de même pour la qualité de vie sociale des habitants.

 

Aujourd’hui, dans le quartier des Pâquis, populaire au demeurant, les

sources de nuisances sont nombreuses et notamment liées aux clients desdits

« dépanneurs ».

 

On peut librement énumérer et identifier ces nuisances comme :

Déchets importants encombrant les rues, créant saletés de tous genres,

odeurs nauséabondes d’urine et de poubelles renversées, bris de verre sur le

chemin de l’école.

 

De par leur présence en nombre dans le quartier des Pâquis et du fait que

certains sont ouverts 24h/24, les « dépanneurs » perturbent la tranquillité

publique, par les cris et les nombreuses bagarres et attroupements de clients

alcoolisés, créant une insécurité et un mal-être pour les habitants.

 

Est-ce que, au nom de la liberté du commerce, les résidents et riverains

doivent subir depuis la suppression de la clause du besoin ces nuisances ?

 

Pour le groupe MCG, la réponse est clairement NON ; et vous ?

 

Le quartier des Pâquis se meurt, les commerces de proximité et les

artisans quittent l’un après l’autre les lieux, ne pouvant plus supporter

l’insupportable.

 

Ces commerces de proximités quasiment disparus sont les garants de vie

sociale et d’intégration entre individus, les voir s’en aller prétérite fortement

la cohésion sociale et la vie de proximité des Pâquisards.

 

Pour le MCG, il faut rapidement redonner les Pâquis à ses habitants, à ses

commerçants et redonner envie aux touristes de visiter le quartier le plus

populaire de notre république.

 

Nous nous devons d’agir ! Un moratoire s’impose !

 

Annexe : ADEP lespaquis.ch septembre 2013

 

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