27/09/2013

Le MCG se bat pour le cycle d'orientation du Renard !

et en voici la preuve :

 

 

 

Secrétariat du Grand Conseil

 

 

 

Proposition présentée par les députés :

 

M. Thierry Cerutti,

 

Date de dépôt : 10 juin 2013

 

 

 

R 734

 

Proposition de résolution

 

 

Le cycle d’orientation du Renard a besoin d’être rénové et

 

réhabilité !

 

 

 

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève

 

considérant :

 

– que le cycle d’orientation du Renard dans la ville de Vernier est dans un

 

état critique et qu’il est urgent d’agir rapidement ;

 

– qu’il a été constaté que :

 

– les façades s’effritent ;

 

– des morceaux de pierre tombent depuis les corniches ;

 

– des catelles tombent dans les salles de cours, les sanitaires, avec de

 

l’amiante dans la colle ;

 

– des plaques de plafond tombent dans les classes ;

 

– des inondations ont lieu dans les couloirs ;

 

– des portes d’armoires tombent ;

 

– des stores cassés empêchent les enseignants d’exercer leur profession ;

 

– des prises sont défectueuses ;

 

– que le cycle d’orientation accueil près de 700 élèves ;

 

– que la ville de Vernier fait partie du plan social prioritaire ;

 

 

R 734 2/5

 

 

invite le Conseil d’Etat

 

à prendre une décision urgente et dans les plus brefs délais selon l’option

 

choisie, soit :

 

– rénover et réhabiliter le cycle d’orientation du Renard ;

 

– détruire et reconstruire le cycle d’orientation du Renard.

 

 

3/5 R 734

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

 

 

Mesdames et

 

Messieurs les députés,

 

Le cycle d’orientation du Renard doit faire face à un état de délabrement

 

indigne d’un bâtiment scolaire et ceci depuis de nombreuses années déjà.

 

Un vrai sentiment d’abandon y règne en contradiction totale avec l’esprit

 

de réseau d’enseignement prioritaire, comme une verrue sur l’image positive

 

que Vernier tente d’assumer.

 

Des questions se posent quant à la sécurité des élèves, au sujet de

 

l’ambiance délétère que cette décrépitude fait régner et des consignes de

 

prudence, plus inquiétantes que rassurantes, dans les zones dites à risque

 

d’amiante.

 

Chacun de ces points mérite d’être détaillé afin de bien réaliser dans quel

 

cadre les élèves doivent étudier, et l’ensemble du personnel travailler.

 

M. Sébastien Ruffieux, président de l’Association des parents d’élèves du

 

cycle d’orientation du Renard, ainsi que ses membres tiennent à vous faire

 

part de leurs préoccupations qui sont également celles des enseignants.

 

Dès l’abord du cycle, on est frappé par la présence de grilles et barrières

 

devant canaliser les élèves hors des zones dangereuses. Même si des efforts

 

ont été consentis pour éviter les risques majeurs de chute de corniche du toit,

 

de pans de plafonds etc., le cycle ressemble à un vrai camp retranché.

 

L’intérieur n’est pas épargné et il n’est pas rare que des plaques du

 

plafond lâchent, que les murs s’effritent et il devient difficile de reconnaître

 

la couleur d’origine des peintures.

 

Plus grave encore, comme nous n’étions pas autorisés à visiter les locaux,

 

les enseignants nous ont montré des photos de prises électriques se

 

décrochant du mur. Ils nous ont aussi appris que, en cas de pluie, il y a des

 

inondations dans les couloirs. Imaginez que ces inondations aillent jusqu’aux

 

prises défectueuses…

 

Ils nous ont appris également que les issues de secours n’étaient plus aux

 

normes, que celles-ci devraient être changées, mais quand ? Attendons-nous

 

qu’un véritable accident se produise pour réagir ?

 

La sécurité est donc mise à mal, mais l’ambiance de vie de tout le cycle

 

est sérieusement influencée. On sait qu’à l’adolescence une certaine

 

propension à la dégradation du matériel est fréquente, mais là, elle semble

 

presque encouragée par la décrépitude environnante. Comment donner

 

 

R 734 4/5

 

 

l’exemple du respect du matériel quand celui mis à leur disposition, dans

 

l’ensemble, n’est plus entretenu ou réparé, même après une usure toute

 

naturelle.

 

C’est ainsi que des salles ne bénéficient plus de la lumière du jour et que

 

d’autres ne peuvent plus être assombries pour l’utilisation des

 

rétroprojecteurs ! Pour cause, les stores sont hors d’usage. Malgré toute la

 

bonne volonté du concierge, il n’a plus les moyens à disposition pour

 

effectuer son travail correctement et dans de bonnes conditions.

 

La vétusté des salles est également frappante près des lavabos des classes

 

où régulièrement des catelles se décrochent et chutent. Les locaux sanitaires

 

également sont tapissés de ce même type de faïences. La présence d’amiante

 

dans la colle de carrelage est connue, mais comment expliquer qu’aucune

 

consigne officielle n’ait été donnée ? On imagine pourtant aisément la

 

réaction la plus fréquente d’un ado devant des fragments de tout genre

 

traînant au sol : le shoot... On rappelle également que le potentiel de

 

libération de fibres d’amiante augmente singulièrement avec l’état de

 

dégradation des matériaux concernés.

 

Faut-il donc aussi prévoir des barrières à l’intérieur des salles de classe et

 

des lieux d’aisance ?

 

On l’aura compris, la situation se dégrade de plus en plus vite. Quelle

 

réponse donner aux parents inquiets, aux élèves et enseignants découragés ?

 

Comment demander à un élève de respecter les lieux, de ne pas détériorer

 

l’enceinte scolaire alors que celle-ci tombe en ruine.

 

Si pour le moment, seules des rumeurs laissent penser que des travaux

 

(voire une démolition) devraient avoir lieu au cycle d’orientation du Renard,

 

ni les enseignants, ni la direction du cycle, ni les autorités municipales n’ont

 

reçu à ce jour des informations concrètes.

 

Seule une réponse adéquate à ces simples questions pourrait rassurer et

 

permettre de temporiser quelque peu, en espérant qu’aucun accident ne

 

survienne d’ici là.

 

De notre côté, nous avons effectué des recherches afin de comprendre les

 

risques auxquels sont exposés les élèves et enseignants et le personnel

 

technique au sein du CO Renard.

 

Selon un rapport datant de 2008 de la cellule opérationnelle amiante Etat,

 

la démarche commence par une cartographie de la présence d’amiante suivie

 

par un accompagnement jusqu’à la fin des travaux d’assainissement.

 

L’ensemble de ces étapes doit être soutenu par une communication

 

adéquate.

 

 

5/5 R 734

 

 

Où en sommes-nous au Renard ?

 

Vous comprendrez donc nos craintes, qui ne font qu’augmenter de jour en

 

jour, face à cette situation à laquelle nous ne pouvons rester insensibles et à

 

laquelle sont confrontés les enfants. Nous espérons que vous pourrez enfin

 

nous donner, ainsi qu’au personnel du cycle, les informations nécessaires

 

pour retrouver la sérénité au sein du CO Renard.

 

 

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