09/10/2012

Le MCG est contre la nouvelle constitution !

Le Mouvement Citoyens Genevois, réuni démocratiquement, a décidé de s’opposer à la Nouvelle Constitution, qui présente de graves dangers.

 

La nouvelle Constitution va nous faire perdre un ensemble de libertés auxquelles nous sommes attachés.

 

1. Perte de souveraineté et de notre liberté

2. Une régression démocratique

3. Moins de droits, moins de libertés

 

1. Perte de souveraineté et de notre liberté

L’actuelle constitution reconnaît la souveraineté de la République, qui réside dans le peuple.

Avec la nouvelle constitution, nous allons perdre cette souveraineté qui sera conditionnée à la Confédération suisse.

C’est en fait très dangereux, parce que le peuple va perdre cette souveraineté, qui est conditionnée à la Confédération, qui elle-même se soumet de plus en plus aux accords internationaux.

Nous nous retrouverons ainsi pieds et points liés à la mondialisation de Bruxelles (Union européenne) et de l’Empire américain.

 

L’ancienne Constitution genevoise disait :

« La République de Genève forme un des cantons souverains de la Confédération suisse. La souveraineté réside dans le peuple; tous les pouvoirs politiques et toutes les fonctions publiques ne sont qu’une délégation de sa suprême autorité. »

Genève gardait ainsi l’entier de sa souveraineté.

 

La nouvelle Constitution indique clairement :

« Elle (la République de Genève) est l’un des cantons souverains de la Confédération suisse et exerce toutes les compétences qui ne sont pas attribuées à celle-ci par la Constitution fédérale. »

Cela signifie que la République genevoise ne gardera que des miettes de souveraineté, une souveraineté résiduelle, dont l’essentiel sera géré par la Constitution fédérale et les accords internationaux.

Ce sera une perte de notre liberté, obtenue par la ruse, que nous ne retrouverons pas.

 

2. Une régression démocratique

a. Les législatures seront de 5 ans au lieu des 4 ans actuels. Le contrôle des citoyens se retrouvera ainsi réduit.

b. Le système actuel d’une élection des exécutifs (Grand Conseil et Conseils administratifs des communes) permet à des minorités d’être représentées ; la barrière des 50% laissera la porte ouverte à des alliances contre-nature comme nous les connaissons à Vernier entre la gauche et le PLR. Après la loi anti-Stauffer, c’est une disposition clairement anti-MCG.

c. L’augmentation du nombre de signatures pour les droits populaires empêchera les groupes de citoyens de réussir les référendums et initiatives. Seuls les structures disposant de grands moyens financiers réussiront à faire aboutir ces référendums et initiatives.

 

3. Moins de droits, moins de libertés

Trop de droits précis ont été supprimés par la nouvelle constitution (logement, travail), pour garder des principes généraux, qui n’ont pas de nature contraignante. Cela aurait dû se concevoir avec des droits opposables et contraignants, ce que ne propose pas le projet de Constitution.

En l’état, la perte de droits précis n’est pas défendable, alors que l’ajout de nouvelles dispositions trop imprécises qui n’apportent pas suffisamment de progrès. Au lieu d’obtenir une progression, nous assistons à une énumération de principes tellement vagues, qu’ils vont se solder par une perte de droits et de libertés.

De manière résumée, ce sont trois éléments essentiels principaux qui nous incitent à rejeter le projet de Constitution.

Ecoute, Dialogue, Respect, Solidarité et Action !

 

ce sont ces valeurs qui nous rassemblent.

 

Je les porte à la Mairie de Vernier

 

 

 

VERNIER.jpg

 

Thierry CERUTTI

 

Député Au Grand Conseil de Genève

 

ancien Maire de la ville de Vernier

08:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | | | Digg! Digg |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.