14/09/2012

Abolir l'impôt sur les chiens

Vous n'êtes pas sans savoir, qu'une personne désirant devenir propriétaire d'un chien, doit suivre tout en cursus théorique et pratique, de surcroit onéreux, afin de recevoir l'autorisation de posséder « le plus fidèle ami de l’homme », et cela sans compter le coût de l'animal et les divers soins prodigués par un vétérinaire agréé, ainsi que des frais quotidiens pour assumer le bien-être de l'animal aimé. 

De nos jours il devient difficile pour une grande partie de la population, et plus particulièrement pour les personnes âgées et les personnes les plus précarisées, d'assumer toutes ces diverses dépenses, alors que le fait de posséder un compagnon à quatre pattes est souvent pour elles le dernier rempart contre la solitude et le moyen de conserver à la fois une activité physique et des liens sociaux.

Il est dès lors permis de se demander pourquoi notre société devrait pénaliser financièrement une partie de la population, qui a fait le choix de vivre en compagnie d'un chien, qui constitue tout à la fois un apport affectif indéniable et une activité de loisirs, comme d'autres choisissent des activités sportives ou culturelles.


La présence d’un chien de compagnie génère-t-elle davantage de frais pour la collectivité que l’aménagement de lieux de détente, de sport ou de loisirs, au point que les propriétaires de chiens devraient être pénalisés pour leur choix ?

Les adeptes d'activités sportives ou culturelles devraient-ils être soumis à un impôt spécifique?

 

Les propriétaires de chats, oiseaux, poissons ou autres animaux de compagnie devraient-ils également être soumis à une taxe ?

 

Le réponse va de soi, et est clairement négative. Alors pourquoi le détenteur d'un chien devrait-il s'acquitter d’un impôt, alors que bien souvent, la présence de cet animal favorise le maintien d’une activité physique et sociale qui évite à la société la prise en charge d’affections touchant les personnes âgées sédentaires et isolées?

 

Les impôts sur le revenu et la fortune, dont chacun doit s’acquitter en fonction de sa situation personnelle, doivent précisément servir à couvrir les frais générés par les activités déployées par un grand nombre d’habitants. Les quelques parcs à chiens créés par les communes remplissent dès lors ce rôle, au même titre que l’aménagement d’un sentier pédestre, d’une piste pour VTT ou d’un Skatepark par exemple.

 

A l’heure où notre Parlement devra prochainement prendre position sur l'abolition d'un autre impôt historique qui n’a plus sa raison d’être aujourd’hui, à savoir la taxe professionnelle communale, il s’impose également de supprimer purement et simplement celui sur les chiens, lequel est clairement discriminatoire à l'égard d'une partie de la population, et qui n’est désormais plus justifié par le principe du pollueur-payeur.

 

Compte tenu des explications qui précèdent, j'espère que mes collègues députés prenons la bonne décision, celle d'abolir définitivement l'impôt sur les chiens.


Ecoute, Dialogue, Respect, Solidarité et Action !

ce sont ces valeurs qui nous rassemblent.

Je les porte à la Mairie de Vernier

 

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Thierry CERUTTI
Député Au Grand Conseil de Genève
ancien Maire de la ville de Vernier


 

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Commentaires

@Monsieur Cerutti,je partage votre opinion cependant n'oubliez pas qu'en vieillissant la personne qui possède un chien devra toujours accomplir les mêmes rituels et trouvera de moins en moins de personnes pour l'aider en cas de nécessité .Des âmes complaisantes pour un ou deux jours se trouveront mais sans plus,les gens sont individualistes répondant par l'affirmative quand tout va bien mais ensuite ils oublient ce à quoi ils ont répondu par oui avec trop de précipitation
Alors cette augmentation est peut-être un mal nécessaire surtout si l'on sait les personnes dès 70 ans souvent souffrantes du col du fémur et qui doivent se faire opérer même plus tardivement et l'animal se retrouvant seul faute de voisins serviables .De plus une convalescence s'impose très souvent et les chiens ne peuvent être admis partout sinon bonjour l'escalade des prix qui sont déja très souvent remis en cause.
Certaines décisions se doivent d'être bien muries et il faut toujours savoir peser le pour et le contre et ce d'autant avec ces tris qui obligent même par temps glacial à courir des kilomètres pour un simple carton à jeter,alors avec un chien en plus .Non c'est pas aussi évident que ce soit pour l'animal ou pour un humain vieillissant.
J'ai toujours eu des animaux mais la réalité de ce monde vous rattrape très vite ,les isolés et âgés comprendront surtout si on habite loin des centres et sans voiture. Mais on peut se consoler en acceptant la visite du chat du voisin qui devine les états d'âme et qui une fois rassuré s'en ira ,ainsi on peut profiter de l'animal mais sans les inconvénients qui avec l'âge sont parfois très difficiles à gérer
Quand on habite en ville sans doute est-il plus commode de trouver de l'aide,bien que j'aie des doutes après avoir entendu bien des récits de la part de citadins

Écrit par : lovsmeralda | 14/09/2012

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