LETTRE AUX HABITANTS DE LA COMMUNE DE VERNIER

bonjour

Au courant du mois de juin de cette année, afin de rester proche des citoyennes et des citoyens de ma commune, j'avais fait parvenir à tous les habitantes et habitants de la commune de Vernier, passant par le village pour rejoindre Châtelaine, puis bifurqué aux Lignon, Aire, les Libellules et revenir sur les Avanchets un courrier que voici.

LETTRE DE THIERRY CERUTTI AUX HABITANTS DE VERNIER.pdf

Unis dans l'Action, afin d'apporter un vrai changement, c'est Ensemble que nous y arriverons.

 

Ecoute, Dialogue, Respect, ce sont ces valeurs qui nous rassemblent. Je les porterai à la Mairie de Vernier.

VERNIER.jpg
Thierry CERUTTI
Député - Genève
Conseiller municipal - Vernier
Candidat au Conseil Administratif de la ville de Vernier le 28 septembre 2008

 

Commentaires

  • bonjour

    bravo Monsieur pour vos actions ainsi que toute l'énergie que vous déployer pour nous, habitants de Vernier

    Merci de nous consacrer votre temps

    Avez vous vu que le programme du socialiste est un copier-coller de vos actions
    c'est marrant il a repris votre idée que vous avez soumis au conseil municipale lors de la présentation de votre motion pour augmenter les effectifs des ASM et des comis administratif et par ce bier créer une décentralisation de l'administration communale dans les divers quartiers de la commune.

    Tous comme les radicaux, ils ont lancé une pétition contre l'usine à gaz en utilisant vos procédés et vos méthodes. Est-ce que les radicaux ont soutenu votre pétition intitulée RESPECTEZ VERNIER ou vous dénonciez le manque de respect des autorités cantonales auprès de la commune de Vernier ?

    En tout les cas Monsieur Cerutti, vous avez mon respect

    Continuez UNIS DANS L'ACTION - Ensemble pour un Vrai Changement

  • Bonjour M. Cerutti,

    N'étant pas une électrice de votre commune, je peux certifier qu'à entendre les gens qui vous côtoient dans les quartiers cités, vous êtes apprécié pour votre engagement corps et âme.

    Vos actions précédentes, tout au long de cette dernière anéée dure en épreuve, y sont reconnues.

    Vous savez parler à l'entrepreneur autant qu'au jeune apprenti, relever les qualités des femmes et des hommes de bonne volonté pour un mieux-être de la collectivité!

    Bonne chance pour la dernière ligne! Qu'elle soit droite jusqu'au but!

  • A tout hasard c'est quoi votre position sur le projet d'implantation d'Ikéa et du blocage actuel ?

  • "L'union fait la force...alors j'espère que l'UDC Genève, va vous accompagner, comme ils l'ont fait pour Daniel Zappelli. Grâce à l'UDC, Daniel Zappelli, fut élu. Espérons que cette fois aussi, ils vont aider, cette fois-ci, le MCG, pour porter au conseil communal, un homme de valeur, un homme de parole, un "gamin du quartier", comme les aînés aiment à vous nommer, monsieur Cerutti. Avec un homme comme vous, aucun doute, Vernier sera gagnante... Que le meilleur gagne !"

  • Il y a 5 jours j'ai écris :

    "A tout hasard c'est quoi votre position sur le projet d'implantation d'Ikéa et du blocage actuel ?"

    Toujours pas de réponse... domage.

  • bonjour Dji

    Le MCG n'a pas participé aux accords qui ont été ratifiés par la commune et IKEA car nous n'étions pas encore aux affaires communales. A notre arrivée en juin 2007, nous avons constaté que le projet IKEA était remis en question par le VERTS lequel était en fervant opposant de l'arrivée d'IKEA sur la commune. Appuyé bien naturellement par les socialistes et les libéraux.

    Le MCG a constaté que TOUTES les revendications de la commune ont été respectées à la lettre par IKEA et que le Conseil d'Etat avait répondu à TOUTES les revendications de la commune, lesquelles étaient liées à la fluidité du traffic, mobilité douce et impact environnemntal.

    et de ce fait, il n'y avait aucune raison de bloquer l'implantation d'IKEA, sachant qu'il est vecteur d'emplois soit env. 250 postes pour les habitants de Vernier ainsi qu'un apport financier non négligeable qui approche le million de CHF.

    Sachant qu'avec l'étiquette IKEA, il y aura bien naturellement d'autres entreprises qui vont venir s'implanter dans la commune afin de profiter de la visibilité que donne IKEA dans la région.

    Thierry CERUTTI, en qualité de député, a pris le dossier en main et il a déposé 2 Interpellation (IUE) au Conseil d'Etat que vous trouverez sur son blog.
    et s'est rendu à l'Office Cantonal de la Mobilité afin d'avoir des réponses factuelles.

    La réponse de la part du Conseil d'Etat était parfaitement claire et répondaient aux attentes de la commune soit :

    - une étude sur l'impact environnemental va bien être réalisé
    - que la fluidité du traffic va être tenu en compte
    - ainsi que de trouver des solutions pour améliorer la mobilité

    Il sied de préciser que l'OCM a donné les mêmes garanties.

    Thierry Cerutti, ne s'est pas contenté de ces réponses et a déposé une Résolution demandant aux autorités cantonales de faire un maximum afin d'améliorer :
    - la fluidité du traffic sur toute la commune de Vernier
    - Améliorer la mobilité sur toute la commune de Vernier
    - Respecter l'environnement sur toute la commune de Vernier

    Comme vous pouvez le constater le MCG et Thierry Cerutti ne sont pas restés innactif.

    je concluerai cette note en ajoutant que Le Verts ne dit pas la vérité à la population et aux médias et qu'il essaye de gagner du temps afin de trouver une porte de sortie honnorable.....

    et que le candidat socialiste se moque des Verniolans en voulant faire croire qu'il est pour l'arrivée d'IKEA. Cela se nomme de l'opporutnisme et de l'élecotraliste nauséabond. Le candidat socialiste oublie de dire à la population qu'il était contre le projet BALEXERT, qui lui aussi est vecteur d'emplois et d'entrée fiscale.

  • En 2007 ont eu lieu des élections fédérales.

    Habituellement, les verts ne tolèrent pas
    les doubles casquettes.

    De peur de perdre un siège au Conseil d'Etat,
    ils ont permis au Conseiller d'Etat Robert
    Cramer de conduire un double mandat au Conseil
    d'Etat et au Conseil des Etats. Au bilan des
    courses, l'excellent Conseiller d'Etat du DIAE
    d'autrefois est devenu un conseiller d'Etat
    fantôme et un parlementaire peu présent tant sur
    la scène fédérale qu'aux chambres. Bref, Mon-
    sieur Robert Cramer est abonné absent partout,
    à telle enseigne qu'il est impossible de le
    joindre pour lui demander ce qu'il en est du
    dossier IKEA à Vernier - et surtout s'il cau-
    tionne le débit de conneries d'un petit élu
    local particulièrement minable, Monsieur Yvan
    Rochat, autrefois épris d'une certaine fibre
    sociale, aujourd'hui de mèche avec les libé-
    raux - ou du moins un libéral ex prof d'his-
    toire, qu'il admirait semble-t-il déjà il y
    a vingt cinq ans au Collège Rousseau. Pierre
    Ronget pour ne pas le nommer. Au bilan, on
    assiste à un chassé croisé et à un parfait
    dialogue de sourds entre le maire de la Ville
    de Vernier et le secrétaire général du Dépar-
    tement du territoire, Monsieur Philippe Mat-
    they, qui s'efforce de donner le change face
    à la sourde oreille que fait son patron aux
    journalistes... Mmh... Etre pour la traversée
    la rade et pour la construction d'un port pha-
    raonique à la Nautique, c'est passer de la
    gauche à la droite sans se mouiller ! Alors
    Cramer, un vert libéral lui aussi ? Bref, Mon-
    sieur Robert Cramer semble incapable de gérer
    le dossier IKEA, tout comme le dossier CEVA,
    qu'on a dû lui retirer pour le confier à Mark
    Muller, tant il semblait surchargé à Berne.
    Monsieur Yvan Rochat et Monsieur Pierre Ronget :
    ils sont simplement contre la venue d'IKEA à
    Vernier. Ils aimeraient aussi qu'on rase les
    quartiers du Lignon, des Avanchets, de Blan-
    donnet, des Libellules et de Balexert pour
    qu'on y installe une immense parc botanique
    avec une roseraie, qui serait entretenue bé-
    névolement par les élèves et les apprenants
    de l'école de fleuriste de Lullier - un peu
    comme le jardin du Chancelier d'Etat... Pier-
    re Ronget se chargerait des aspects pédagogi-
    ques - et surtout de la méthodologie... Ah
    oui, très important la méthodologie ! Parce
    qu'il faut d'abord énoncer le discours de
    la méthode... C'est cartésien comme approche !

    A tout cela le Mouvement citoyen genevois
    répond : non, non et non. Nous ne sommes ni
    de gauche ni de droite mais nous ne voulons
    plus de double mandats sur la place genevoi-
    se - nous n'avons jamais su si Monsieur Jean-
    Philippe Maître était Conseiller d'Etat à
    Genève ou Conseiller national à Berne et
    nous ne savons guère si Jean-René Fournier
    est Conseiller aux Etats à Berne ou Conseil-
    ler d'Etat en Valais...

    Nous avons donc posé la question à Monsieur
    Pierre Ronget de savoir comment il définirait
    ses priorité entre la mairie de Vernier et la
    Direction du Centre horticole de Lullier. Il
    nous a répondu qu'il n'en savait rien mais
    qu'il n'entendait pas démissionner de son pos-
    te de Directeur au Département de l'Instruc-
    tion publique avant ses 65 ans. Nous en avons
    conclu qu'il était incapable de définir ses
    priorités... Mmh... Choix cornélien ! Entre
    les jeunes demoiselles des écoles fleuristes
    et les dossiers délicats de la Ville de Ver-
    nier, il n'y a pas photo... Clairement, Mon-
    sieur Pierre Ronget n'a semble-t-il ni les
    capacités ni la sagacité pour mener à bien
    les affaires de la commune. Surtout, il est
    beaucoup trop vieux et fonctionne comme un
    has been.

    Encore une fois, le MCG est contre les dou-
    ble mandats. Or, comme Robert Cramer, le vert
    libéral, le libéral vert Pierre Ronget veut
    cumuler tous les avantages et tous les pou-
    voirs, soit son son salaire de 200'000.- / an
    de directeur au DIP et les indemnités de fonc-
    tion de Conseiller administratif à la Mairie
    de la Ville de Vernier ? Allons-nous tolérer
    que les collectivités lui versent 300'000 en
    2009 ?

    Accessoirement, Pierre Ronget siège depuis
    1979, soit 29 ans au Conseil municipal, Beau-
    coup disent qu'on l'a assez vu. Il est très
    étonnant que le Parti Libéral n'ait pas pro-
    posé un renouvellement, un rajeunissement
    ou une candidature féminine : tiens, Madame
    Monique Mattenberger, vous n'auriez pas
    souhaité devenir Conseillère administrative ?
    Quel dommage que Monsieur Pierre Ronget vous
    n'ait pas eu l'élégance de vous céder la pla-
    ce ?

    Entre 1987 et 1989, Monsieur Charles Beer,
    désormais Conseiller d'Etat Président du DIP
    était Conseiller municipal socialiste en Ville
    de Vernier. Et à cette même époque, on trou-
    vait un autre socialiste bien connu dans les
    rangs du Conseil : Monsieur Christian Brunier.
    Tous deux étaient arrivés à la conclusion que
    Monsieur Pierre Ronget était un dangereux cara-
    ctériel, qui semblait vouloir bloquer tous les
    dossiers et toute forme d'émancipation dans la
    commune. Question : Monsieur Pierre Ronget a-t
    -il vraiment changé ?

    Le MCG pense qu'il n'y a qu'un seul et vrai
    candidat valable pour l'élection complémentai-
    re de septembre 2008.

    Nous vous recommandons de voter pour lui, il
    saura se mettre à votre écoute durant la lé-
    gislature.

    Monsieur Thierry Cerutti ne fait pas de la
    politique par ambition personnelle et il dé
    teste la politique politicienne.

    Son seul objectif est de travailler dans le
    sens de la collectivité, de façon à ce que
    la vie au quotidien soit la meilleure possi-
    ble dans la 2ème ville du Canton et la 13ème
    Ville de la Confédération helvétique.

    Voter Thierry Cerutti, c'est voter intel-
    ligent et sagement !

    Surtout, nous tiendrons compte de votre avis
    et aussi de vos critiques pour le bien de
    la Commune de Vernier !

    Allez Thierry !

  • Il y a un autre guignol qui s'amuse à collectionner
    les médailles et les double mandats : c'est Daniel
    Brélaz, syndic de la Ville de Lausanne et Conseiller
    national. Manifestement, c'est la nouvelle mode chez
    les verts de cumuler les mandats. L'objectif est sim-
    ple : ramasser les jetons de présence et laisser tra-
    availler les assistant(e)s et les secrétaires à sa
    place. Daniel Brélaz semble gentiment mais sûrement
    dégénérer. A une autre époque, alors qu'il était Con-
    seiller national et qu'il venait d'être élu Conseiller
    communal à l'exécutif de la Ville de Lausanne, il avait
    spontanément démissioné pour pouvoir se consacrer en-
    tièrement à son mandat lausannois - il n'était même
    pas syndic. Aujourd'hui, il se verrait bien Conseiller
    fédéral. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas
    d'avis...

  • Merci pour votre réponse.

  • Il sied de préciser que les PDC - UDC ont défendu l'accord de IKEA ensemble avec le MCG, raison pour laqelle ces 3 partis ont déposé ensemble une motion demandant au C.A. de signer l'accord afin que IKEA puisse démarrer ces travaux

    Raison également pour que TOUS les militants et sympathisants PDC - RADICAUX - UDC soutiennent THIERRY CERUTTI, le 28 septembre 2008

    UNIS DANS L'ACTION - VOTONS THIERRY CERUTTI

  • Mesdames, Messieurs les blogueurs,

    Je vous prie de respecter le débat qui préside
    à l'élection complémentaire au Conseil adminis-
    tratif de Vernier et de cesser vos attaques
    directes à mon encontre.

    Je vous remercie.

    Avec mes salutations les meilleures.

    Pierre Ronget

  • bonjour

    je suis étonnée de voir que Pierre Ronget est totalement en désaccord avec les positions de ses soi-disants alliés

    les PDC- RADICAUX et UDC sont pour

    une salle omnisport à Vernier - Pierre ROnget est CONTRE
    augmenter les effectifs des ASM - Pierre Ronget est CONTRE
    IKEA - Pierre Ronget est contre

    que l'entente arrête de nous dire qu'ils sont sur la même longeur que Pierre Ronget car cela est FAUX

    Par contre, Thierry CERUTTI est POUR

  • très juste justice, le plus drôle c'est tout de même le slogan de Ronget

    il n'a rien fait en 30 ans et il veut nous faire croire que demain il va se réveiller

    il pense que poignarder son ex-ami George afin de lui prendre sa place, critiquer et dénigrer ces adversaires politiques, et si les propos le concernant sur l'art de séduire des étudiantes est juste, eh bien il a une drôle de vision du mot INTEGRE

    Il y a pas de doute, Cerutti Thierry, est l'homme d'Action qu'a besoin la commune de Vernier afin d'apporter un Vrais Changement

  • Mesdames, Messieurs,

    J'ai eu de bonnes raisons d'autoriser la lec-
    ture du Grand Cahier à l'Ecole de culture gé-
    nérale Henry Dunant. C'est un classique de la
    littérature, au même titre que Vipère au poing
    d'Hervé Bazin. Et non pas un ouvrage de litté-
    ture pornophile, zoophile, pédophile et scato-
    logique, comme le prétend Madame Sarah Emonet,
    Vice-Présidente du Comité Alerte. Le Départe-
    ment de l'instruction publique n'a jamais cau-
    tionné l'enseignement de la pornographie en
    classe et les parents d'élèves scolarisés dans
    la Commune de Vernier peuvent être rassurés.
    A ce propos, un excellent cours sur la sexu-
    alité de nos enfants sera dispensé par Madame
    Marie-José Lacasa, psychologue, à l'Ecole des
    parents le 15 et le 22 novembre prochain

    www.ep-ge.ch

    Accessoirement, je vous prie de respecter le
    débat qui préside à l'élection complémentaire
    au Conseil administratif de Vernier et de ces-
    ser vos attaques directes à mon encontre. El-
    les sont gratuites et inutiles. Elles ne m'at-
    teignent pas et me laissent parfaitement indif-
    férent. En revanche, je n'accepte pas le mépris
    et le discrédit que les blogueurs jettent sur
    l'école genevoise. Leur attitude me plonge dans
    la consernation.

    Nous sommes ici dans le registre d'une désin-
    formation absolue qui confine à l'atteinte à
    l'honneur des personnes dans leur fonction.
    Je tiens donc à rétablir les faits : diriger
    un établissement de l'enseignement secondaire
    est une charge complexe qui requiert de for-
    tes compétences administratives et de gestion,
    conjugués à d'importantes aptitudes relation-
    nelles. En effet, il s'agit pour un directeur
    de stimuler les équipes enseignantes, de favo-
    riser le dialogue professionnel dans le but
    d'assurer une excellente qualité d'enseigne-
    ment au bénéfice de tous les élèves sans ex-
    clusion. L'objectif consiste aussi à rappro-
    cher l'autorité scolaire du quotidien et du
    terrain : le travail d'un directeur consiste
    également à intensifier les liens avec les
    familles, à intervenir, à informer à bon es-
    cient, à renseigner clairement et parfois à
    apaiser les inquiétudes.

    Un directeur d'école doit être aussi capable
    de régler des conflits, inévitables dans tou-
    te communauté scolaire. Certains malentendus
    ou désaccords peuvent avoir des incidences
    non négligeables sur la vie d'un adolescent :
    là encore, le directeur d'établissemnet sco-
    laire secondaire a une partition délicate à
    jouer, un rôle de médiateur pour construire
    un climat d'école serein et propice aux étu-
    des.

    On sait aujourd'hui qu'un bon départ dans la
    vie scolaire, l'acquisition solide de compé-
    tences fondamentales ainsi que l'apprentis-
    sage des règles de vie collectives dans un
    cadre à la fois créatif et sécurisé sont des
    enjeux déterminants pour le développement de
    l'adolescent. Et pour la suite de son parcours
    de formation. C'est une condition essentielle
    pour confronter l'égalité des chances.

    Enfin, j'observe qu'en véritables naufragés
    de l'éthique, les auteurs des blogs ne sont
    pas avares du fiel qu'ils distillent allègre-
    ment. Ils touchent le fond et, ce faisant, ne
    grandissent pas le débat nécessaire autour des
    enjeux de l'école. J'en appelle à un débat ci-
    toyen digne, loin de tout règlement des comptes,
    soucieux de l'avenir de notre jeunesse. Un dé-
    bat constructif dans le respect des faits et
    des compétences indéniables des cadres et des
    équipes enseignantes de l'école publique gene-
    voise.

    Je vous remercie.

    Pierre Ronget,
    Directeur au Département de l'instruction publique,
    Conseiller municipal libéral,
    Candidat de l'Entente genevoise et du Groupe les
    Verts à l'élection au Conseil administratif de la
    Ville de Vernier

  • Mesdames, Messieurs,

    J'ai eu de bonnes raisons d'autoriser la lec-
    ture du Grand Cahier à l'Ecole de culture gé-
    nérale Henry Dunant. C'est un classique de la
    littérature, au même titre que Vipère au poing
    d'Hervé Bazin. Et non pas un ouvrage de litté-
    ture pornophile, zoophile, pédophile et scato-
    logique, comme le prétend Madame Sarah Emonet,
    Vice-Présidente du Comité Alerte. Le Départe-
    ment de l'instruction publique n'a jamais cau-
    tionné l'enseignement de la pornographie en
    classe et les parents d'élèves scolarisés dans
    la Commune de Vernier peuvent être rassurés.
    A ce propos, un excellent cours sur la sexu-
    alité de nos enfants sera dispensé par Madame
    Marie-José Lacasa, psychologue, à l'Ecole des
    parents le 15 et le 22 novembre prochain

    www.ep-ge.ch

    Accessoirement, je vous prie de respecter le
    débat qui préside à l'élection complémentaire
    au Conseil administratif de Vernier et de ces-
    ser vos attaques directes à mon encontre. El-
    les sont gratuites et inutiles. Elles ne m'at-
    teignent pas et me laissent parfaitement indif-
    férent. En revanche, je n'accepte pas le mépris
    et le discrédit que les blogueurs jettent sur
    l'école genevoise. Leur attitude me plonge dans
    la consernation.

    Nous sommes ici dans le registre d'une désin-
    formation absolue qui confine à l'atteinte à
    l'honneur des personnes dans leur fonction.
    Je tiens donc à rétablir les faits : diriger
    un établissement de l'enseignement secondaire
    est une charge complexe qui requiert de for-
    tes compétences administratives et de gestion,
    conjugués à d'importantes aptitudes relation-
    nelles. En effet, il s'agit pour un directeur
    de stimuler les équipes enseignantes, de favo-
    riser le dialogue professionnel dans le but
    d'assurer une excellente qualité d'enseigne-
    ment au bénéfice de tous les élèves sans ex-
    clusion. L'objectif consiste aussi à rappro-
    cher l'autorité scolaire du quotidien et du
    terrain : le travail d'un directeur consiste
    également à intensifier les liens avec les
    familles, à intervenir, à informer à bon es-
    cient, à renseigner clairement et parfois à
    apaiser les inquiétudes.

    Un directeur d'école doit être aussi capable
    de régler des conflits, inévitables dans tou-
    te communauté scolaire. Certains malentendus
    ou désaccords peuvent avoir des incidences
    non négligeables sur la vie d'un adolescent :
    là encore, le directeur d'établissemnet sco-
    laire secondaire a une partition délicate à
    jouer, un rôle de médiateur pour construire
    un climat d'école serein et propice aux étu-
    des.

    On sait aujourd'hui qu'un bon départ dans la
    vie scolaire, l'acquisition solide de compé-
    tences fondamentales ainsi que l'apprentis-
    sage des règles de vie collectives dans un
    cadre à la fois créatif et sécurisé sont des
    enjeux déterminants pour le développement de
    l'adolescent. Et pour la suite de son parcours
    de formation. C'est une condition essentielle
    pour confronter l'égalité des chances.

    Enfin, j'observe qu'en véritables naufragés
    de l'éthique, les auteurs des blogs ne sont
    pas avares du fiel qu'ils distillent allègre-
    ment. Ils touchent le fond et, ce faisant, ne
    grandissent pas le débat nécessaire autour des
    enjeux de l'école. J'en appelle à un débat ci-
    toyen digne, loin de tout règlement des comptes,
    soucieux de l'avenir de notre jeunesse. Un dé-
    bat constructif dans le respect des faits et
    des compétences indéniables des cadres et des
    équipes enseignantes de l'école publique gene-
    voise.

    Je vous remercie.

    Pierre Ronget,
    Directeur au Département de l'instruction publique,
    Conseiller municipal libéral,
    Candidat de l'Entente genevoise et du Groupe les
    Verts à l'élection au Conseil administratif de la
    Ville de Vernier

  • PIERRE RONGET DOIT DEMISSIONNER DE SES POSTES DE
    DIRECTEUR AU DEPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLI-
    QUE ET DE CONSEILLER MUNICIPAL AU CONSEIL MUNICI-
    PAL DE LA VILLE DE VERNIER : NOUS NE VOUS VOULONS
    PAS D'AFFAIRE ROLAND NEF A VERNIER !

    CHARLES BEER DOIT CHANGER DE DEPARTEMENT EN
    RAISON DE SON INCAPACITE A METTRE SUR PIED UNE
    FORMATION DIGNE DE CE NOM POUR LES ENSEIGNANTS
    SECONDAIRES ET SON REFUS D'HARMONISER LA FOR-
    MATION DES ENSEIGNANTS PRIMAIRES A CELLES DES
    AUTRES CANTONS ROMANDS EN CREANT UNE HAUTE
    ECOLE PEDAGOGIQUE AVEC UNE FORMATION EN TROIS
    ANS. SA VOLONTE D'IMPOSER UN MASTER EN SCIENCES
    DE L'EDUCATION EN CINQ ANS INTERDIRA AUX AUTRES
    ENSEIGNANTS ROMANDS FORMES EN TROIS ANS DE
    TRAVAILLER A L'ECOLE PRIMAIRE A GENEVE : INAD-
    MISSIBLE CAR LES AUTRES CANTONS ROMAND PREN-
    DRONT INEVITABLEMENT DES MESURES DE RETORSION
    A L'ENCONTRE DES GENEVOIS !

    SOUTENEZ L'ARLE, LE PARTI RADICAL ET LE DEPUTE
    JACQUES FOLLONIER, PHARMACIEN A VERNIER, QUI
    LANCENT UNE INITIATIVE POUR LA CREATION D'UNE
    AUTHENTIQUE HEP A GENEVE !

    SOUTENEZ LE MCG QUI SE BAT POUR LA SECURITE ET
    CONTRE LE TRAFIC DE DROGUE DANS LES ECOLES !


    LECTURES CONSEILLEES A CES MESSIEURS...

    Résumé du livre

    Arrivés de la Grande Ville avec leur mère, Claus et Lucas ne vont
    rester que tous les deux chez leur grand-mère pendant la guerre.
    Cette dernière est une femme sale, méchante, radine, analphabète
    et meurtrière; les jumeaux vont alors entreprendre seuls une étran-
    ge éducation. D'un côté ils s'entraînent à s'endurcir, à ne pas
    s'apitoyer sur la douleur d'autrui et à tuer, et de l'autre, ils
    écrivent la liste des tâches effectuées dans un grand cahier. Mais,
    à la suite d'un certain nombre d'événements, les deux frères vont
    se retrouver séparés, le premier dans ce même pays totalitaire,
    le deuxième de l'autre côté de la frontière...

    http://www.duo.uio.no/roman/Art/Rf-16-02-2/fra/Sanaker.pdf

    Romansk Forum XV Skandinaviske romanistkongress
    Nr. 16 – 2002/2 Oslo 12.-17. august 2002
    735
    John Kristian Sanaker
    Universitetet i Bergen


    Le Grand Cahier d’Agota Kristof - une «singularité francophone»

    [...]

    Agota Kristof est une des singularités francophones les plus remarqua-
    bles. Née en Hongrie en 1935, elle fuit sa patrie lors de la répres-
    sion soviétique en 1956 pour se réfugier en Suisse, où elle réside
    toujours (près de Neuchâtel). Ayant déjà commencé à écrire des poèmes
    en hongrois avant de s’expatrier, elle passe d’abord une longue pério-
    de d’adaptation à son nouveau pays (apprentissage du français à l’Uni-
    versité de Neuchâtel, travail dans l’horlogerie, comme vendeuse, comme
    aide-dentaire), avant de commencer timidement à écrire en français.

    Après quelques nouvelles (restées à l’état de manuscrit), elle écrit
    des pièces radiophoniques et des pièces de théâtre, avant de créer
    l’oeuvre qui lui assurera la notoriété, à savoir la trilogie romanes-
    que Le Grand Cahier (1986), La preuve (1988) et Le troisième mensonge
    (1991). Un quatrième roman, Hier, s’y ajoute en 1995.

    La raison pour laquelle j’ai été amené à m’intéresser de plus près à
    Agota Kristof est un fait divers survenu en France à l’automne 2000.
    Des parents d’élèves ont porté plainte contre un professeur de collè-
    ge qui avait faire lire Le Grand Cahier à ses élèves de troisième
    (13-15 ans). Le professeur en question, enseignant débutant, fraî-
    chement sorti d’un IUFM (Institut universitaire de formation des
    maîtres), a été gardé à vue pendant trois heures, et la police a
    perquisitionné à son domicile. On lui a reproché d’avoir mal choi-
    si son public, les élèves de troisième étant trop jeunes pour être
    exposés à un roman comportant entre autres des scènes de zoophilie
    et de fellation.

    D’autres parents d’élèves ont apporté leur soutien au malheureux
    professeur, le ministre de l’éducation, Jack Lang, a trouvé bon de
    rappeler au Principal de l’école que «les choix pédagogiques d’un
    établissement scolaire relèvent exclusivement de la compétence des
    équipes de professeurs», et les Editions du Seuil ont exprimé dans
    un communiqué que Le Grand Cahier est «très vite devenu un classi-
    que, traduit dans plus de vingt langues, étudié dans les lycées»,
    tout en accusant une minorité des parents de vouloir «imposer un
    ordre moral». Vous devinez peut-être que cette malheureuse affaire
    a été rapidement classée sans sanction ni suspension du professeur.

    En quoi ce fait divers peut-il être intéressant pour une bonne éva-
    luation de ce roman très particulier? Il s’agit d’un roman propre à
    susciter des réactions violentes chez des gens pudiques, mais c’est
    en même temps un texte recommandé par le Ministère de l’éducation en
    France pour les classes de lycée (à partir de la seconde, donc pour
    des élèves de 15 ans et plus). La seule faute formelle de l’ensei-
    gnant en question est donc d’avoir soumis le texte à une classe de
    troisième, terminale du collège. Une recherche sur Google confirme
    d’ailleurs la très grande attention portée au Grand Cahier (ainsi
    qu’à son adaptation pour le théâtre) par des institutions pédagogi-
    ques. Parmi les nombreuses pages qui y sont consacrées, un grand
    nombre provient d’instances pédagogiques de pays non-francophones,
    comme par exemple l’Angleterre et les Pays-Bas. Mais les deux pays
    où le roman de Kristof semble surtout avoir retenu l’attention des
    instances scolaires sont l’Allemagne et le Danemark. En Allemagne,
    le livre est utilisé dans les cours de français au Sekundarstufe II,
    c’est-à-dire pour des élèves de 17-18 ans, au Danemark, l’éditeur
    Munksgård présente une édition du roman à utilser dans 2G («fransk
    begynnersprog»), c’est-à-dire avec des élèves du même âge.

    Les deux qualités principales mises en avant pour l’utilisation du
    texte à l’école sont les suivantes : c’est un roman qui présente
    d’une façon forte, saisissante le destin de deux enfants pendant
    la guerre (et qui a donc des qualités propres à intéresser le pu-
    blic ciblé, dans les pays francophones aussi bien que non-franco-
    phones), et c’est un texte écrit dans un français très simple (une
    qualité propre à ne pas décourager un jeune public d’apprenants
    d’une langue étrangère).

    Mais avant de poursuivre ces réflexions didactiques, résumons briè-
    vement le roman. Le Grand Cahier est un texte à la première person-
    ne du pluriel qui raconte l’aventure singulière de deux jumeaux pla-
    cés chez leur grand-mère pendant la guerre. Pour supporter les mi-
    sères de l’occupation et la méchanceté de la grand-mère, les deux
    garçons s’entrainent méthodiquement à endurer le froid, la saleté,
    la violence et toutes sortes de douleur que leur inflige la vie. A
    force d’exercice, ils finissent par s’endurcir assez pour survivre;
    une scène finale d’une terrible efficacité en témoigne : lorsque
    leur père leur rend visite avant de vouloir passer la frontière
    minée, ils le laissent tranquillement s’en aller à travers les
    barbelés et se tuer en sautant sur une mine – et ainsi laisser la
    voie libre à un des jumeaux qui passe clandestinement à l’étranger.
    Reprenons maintenant les deux qualités du romans retenues par les
    éducateurs, à savoir le portrait de deux enfants pendant la guerre
    et la simplicité de la langue. Il est évident que la première n’en
    fait pas automatiquement un roman pour jeunes (Munksgård présente
    en effet son édition comme un «ungdomsroman»). Le récit des jumeaux
    nous introduit à un monde dur qui résiste à toute lecture édifian-
    te. La cruauté du monde où évoluent les jumeaux ne déclenche comme
    réponse que leur propre cruauté envers les autres, sans qu’il y ait
    une instance narrative, ni diégétique ni extradiégétique, pour «cor-
    riger» le cynisme de leur univers. En effet, il s’agit d’un drôle de
    roman pour jeunes où les deux garçons voient leur mère et leur père
    mourir sans broncher. Dans une optique FLEiste, cependant, la pre-
    mière qualité du roman, celle qui est une condition nécessaire pour
    motiver la présence du texte dans les programmes d’études françaises
    des pays non-francophones, est la simplicité de la langue. Cette sim-
    plicité marque le vocabulaire aussi bien que la syntaxe. Dans un pre-
    mier temps, elle semble motivée par l’âge des jumeaux et leur activi-
    té de diaristes. C’est l’écriture de jeunes gens qui enregistrent et
    notent sans évaluer les événements.

    Mais cette sécheresse de l’écriture est aussi thématisée dans le tex-
    te, et elle n’est pas seulement motivée par l’âge des diaristes ; il
    s’agit en effet d’un véritable projet d’écriture dont le but est d’é-
    viter toute subjectivité, toute expression de sentiments. Le petit
    chapitre qui s’intitule «Nos études» comporte toute une poétique de
    la sécheresse discursive ; y est présentée une «leçon de composition»
    où les jumaux, après deux heures de travail, échangent leurs feuilles
    pour les corriger et décider si c’est «Bien» ou «Pas bien» à recopier
    dans le Grand Cahier : pour décider si c’est ’bien’ ou ’pas bien’, nous
    avons une règle très simple : la composition doit être vraie. Nous de-
    vons écrire ce qui est, ce que nous voyons, ce que nous entendons, ce
    que nous faisons. Par exemple, il est interdit d’écrire ’Grand-Mère res-
    semble à une sorcière’ ; mais il est permis d’écrire ’Les gens appellent
    Grand-Mère la sorcière’. (...) Nous écrirons ’Nous mangeons beaucoup de
    noix’ et non pas ’Nous aimons les noix’, car le mot ’aimer’ n’est pas un
    mot sûr, il manque de précision et d’objectivité. ’Aimer les noix’ et
    ’aimer notre mère’, cela ne peut vouloir dire la même chose.

    (...)

    Les mots qui définissent les sentiments sont très vagues ; il vaut mieux
    éviter leur emploi et s’en tenir à la description des objets, des êtres
    humains et de soi-même, c’est-à-dire à la description fidèle des faits.

    Voilà les principes d’une écriture radicale : enlever à la langue roma-
    nesque tout ce qui est émotion, évaluation, subjectivité, ambiguïté ;
    ne retenir qu’un discours descriptif pur, une «description fidèle des
    faits» vus, entendus et accomplis. A part un vocabulaire descriptif
    restreint et élémentaire, la simplicité discursive se manifeste par
    une nette prédominance de constructions parataxiques. En voici quel-
    ques exemples : Grand-Mère ne se déshabille jamais. Nous avons regar-
    dé dans sa chambre le soir. Elle enlève une jupe, il y a une autre
    jupe dessous. Elle enlève son corsage, il y a un autre corsage des-
    sous. Elle se couche comme ça. Elle n’enlève pas son fichu.

    Grand-Mère nous frappe souvent, avec ses mains osseuses, avec un
    balai ou un torchon mouillé. Elle nous tire par les oreilles, elle
    nous empoigne par les cheveux. D’autres gens nous donnent aussi des
    gifles et des coups de pied, nous ne savons même pas pourquoi.

    Les coups font mal, ils nous font pleurer. Nous sommes couchés sur
    le banc d’angle de la cuisine. Nos têtes se touchent. Nous ne dor-
    mons pas encore, mais nos yeux sont fermés. Quelqu’un pousse la por-
    te. Nous ouvrons les yeux. La lumière d’une lampe de poche nous aveu-
    gle.

    Revenons maintenant au pauvre professeur de collège et aux passages
    que ses détracteurs lui ont reproché d’avoir soumis à ses élèves. Il
    s’agit d’une scène présentant la petite voisine Bec-de-Lièvre qui
    fait l’amour avec un chien, et de deux scènes comportant un cas de
    fellation (nous ne regarderons que la première, où la servante du
    curé, après avoir lavé les jumeaux, se met à sucer leur sexe). Voi-
    ci les passages contre lesquels les parents se sont insurgés : Le
    chien revient, renifle plusieurs fois le sexe de Bec-de-Lièvre et
    se met à le lécher.

    Bec-de-Lièvre écarte les jambes, presse la tête du chien sur son
    ventre avec ses deux mains. Elle respire très fort et se tortille.

    [...]

    Bec-de-Lièvre se retourne, elle est sur les genoux, elle tend son
    derrière au chien. Le chien pose ses pattes de devant sur le dos
    de Bec-de-Lièvre, ses membres postérieurs tremblent. Il cherche,
    approche de plus en plus, se met entre les jambes de Bec-de-Lièvre,
    se colle contre ses fesses. Il bouge très vite d’avant en arrière.
    Bec-de-Lièvre crie et, au bout d’un moment, elle tombe sur le ven-
    tre.

    [...]

    Elle nous caresse et nous embrasse sur tout le corps. Elle nous
    chatouille avec sa langue dans le cou, sous les bras, entre les
    fesses. Elle s’agenouille devant le banc et elle suce nos sexes
    qui grandissent et durcissent dans sa bouche. (...) Elle tire
    nos têtes vers ses seins qui sont sortis du peignoir et nous en
    suçons les bouts roses devenus très durs. La servante met sa main
    sous son peignoir et se frotte entre les jambes (...). Elle sou-
    pire, elle halète, puis brusquement, elle se raidit.

    Le premier des deux passages décrit certainement un acte considé-
    ré communément comme pervers et allant contre toute moralité cou-
    rante, alors que le second avoisine le domaine très sensible de
    la pédophilie, vu la grande différence d’âge entre la servante
    et les jumeaux. Mais les adolescents du début du vingt et unième
    siècle ont généralement une expérience textuelle et visuelle tel-
    le dans le domaine de la sexualité que la nature des actes pré-
    sentés n’ont peut-être pas en elle-même de quoi nous choquer si
    profondément, même si nous nous faisons les défenseurs moraux de
    la jeunesse.

    Cependant, les parents n’ont pas eu tort de réagir à mon avis.
    Seulement, je ne pense pas qu’ils aient réagi pour les bonnes
    raisons. Car ce qui est propre à nous bouleverser dans Le


    Grand Cahier, ce n’est pas tant la nature des actes décrits
    que l’écriture impassible qui les véhicule. Par la sécheresse
    du style de Kristof, les actes trangressifs se présentent com-
    me des phénomènes de ce monde, juxtaposés à d’autres phénomè-
    nes non-transgressifs, sans aucune hiérarchisation morale,
    sans aucun système de signalisation. Les passages incriminés
    présentent les actes sexuels comme objets d’un regard impas-
    sible, sans qu’il y ait signe d’une évaluation quelconque, ni
    négative et réprobatrice, ni positive - en exprimant par exem-
    ple la jouissance avec focalisation interne, spécialité d’un
    Agnar Mykle (je pense notamment à sa nouvelle «Skoene» qui met
    en scène un homme en train de baiser une vache, acte présenté
    du point de vue de l’acteur comme oscillant entre la honte et
    la pure jouissance). Le vrai problème que pose Le Grand Cahier
    aux défenseurs de l’ordre moral, c’est qu’il comporte une nor-
    malisation de la perversion, une réduction de toute chose à sa
    pure apparence.

    Dans l’optique de cette communication, il ne s’agit définiti-
    vement pas d’une littérature pour jeunes. Le texte de Kristof
    s’inscrit dans une tradition littéraire par rapport à laquelle
    elle prend son originalité en la niant. C’est un phénomène lit-
    téraire «parasitaire» qui ne peut être bien lu que par un lec-
    teur expérimenté qui connaît aussi la littérature «hôte».

    Pour terminer, je voudrais revenir à mon point de départ, Ago-
    ta Kristof considérée comme une «singularité francophone». Se
    peut-il que cette écriture, si radicale dans sa sécheresse et
    sa simplicité, ait quelque chose à faire avec la position de
    Kristof comme francographe?

    S’agit-il de l’art romanesque d’une écrivaine qui s’est libé-
    rée de la complexité de sa langue maternelle pour s’épanouir
    dans une langue apprise comme langue étrangère à l’âge adulte?
    A vrai dire, il ne s’agit pas d’une spéculation pure, puisque
    le phénomène est thématisé dans Hier10, le quatrième roman de
    Kristof. Il s’agit là encore d’un roman à la première personne,
    et comme la trilogie des jumeaux, il est d’une très grande sim-
    plicité lexicale et syntaxique. Mais le narrateur n’est plus un
    enfant; portant un nom d’origine hongroise, il habite un pays
    qui peut très bien être la Suisse, où il travaille depuis des
    années dans une fabrique d’horlogerie, tout en écrivant le soir
    Tantôt il écrit des poèmes dans sa langue maternelle, tantôt il
    écrit dans «la langue d’ici». Voici un dialogue avec son amie
    et compatriote Line :
    Elle est en colère, elle dit :
    - A l’école, nous étions au même niveau. Depuis, nous avons
    fait du chemin. Je suis devenue professeur de langues et
    tu es resté simple ouvrier.
    Je dis:
    - J’écris. J’écris un journal et un livre.
    - Pauvre Sandor, tu ne sais même pas ce qu’est un livre. Dans
    quelle langue écristu?
    - Dans la langue d’ici. Tu ne pourrais pas lire ce que j’écris.
    Elle dit :
    - Il est déjà difficile d’écrire dans sa langue maternelle.
    Alors, dans une autre langue ?

    Dans une conversation ultérieure, Line revient au même sujet:
    Tu aurais pu devenir quelqu’un, toi aussi, si tu avais écouté
    mon père. Mais tu as choisi de t’enfuir et de devenir rien du
    tout. Un ouvrier d’usine. Pourquoi?
    Je réponds :
    - Parce que c’est en devenant rien du tout qu’on peut devenir
    écrivain (...).
    - Tu dis ça sérieusement, Sandor? Qu’il faut devenir rien du
    tout pour être écrivain?
    - Je crois que oui.

    La similarité de l’histoire et de la situation du narrateur et
    de Kristof elle-même nous invite à y voir une réflexion sous
    forme de poétique. Peut devenir écrivain celui qui ose partir
    sans bagages, qui a le courage de laisser tomber la langue ma-
    ternelle, avec tous les acquis qu’elle nous donne «gratuite-
    ment», pour recommencer à partir de zéro en apprivoisant une
    nouvelle langue d’expression. Et nous nous rappelons en écho
    la «poétique» des jumeaux, leurs efforts pour réduire leur
    texte à n’être que la «description fidèle des faits». Les
    accents autobiographiques d’Hier nous donnent une clé possi-
    ble pour une meilleure appréciation de la radicalité et de
    l’efficacité de l’écriture kristofienne – une écriture marquée
    par sa «singularité» en tant qu’écriture francophone.

    Bibliographie
    Beniamino, M. 1999: La francophonie littéraire. Essai pour une
    théorie.
    Paris: l’Harmattan.
    Favre, R. 1998: Les écrivains de langue française dans le déve-
    loppement de la francophonie.
    Revue des sciences morales et politiques: La Francophonie. Etats
    des lieux (hors série).
    Paris: PUF.
    Histoire de la littérature en Suisse romande, t. IV (éd. R. Fran-
    cillon). Lausanne: Editions Payot.
    Jouanny, R. 2000: Singularités francophones ou choisir d’écrire
    en français. Paris: PUF.
    Kristof, A. 1986: Le Grand Cahier. Paris: Editions du Seuil.
    Kristof, A. 1995: Hier. Paris: Editions du Seuil.
    Mykle, A. 1967: Skoene, Largo. Oslo: Gyldendal.
    Roulet, D. de. 1998: Agota Kristof et son double, Passages 25
    (Pro Helvetia).
    Schlechter, L. 1996: Francophonie, francophilie et francographie,
    Nos ancêtres les Gaulois (dir. V. Engel et M. Guissard). Ottigies :
    Quorum.


    JOURNAL LE COURRIER, Vendredi 19 novembre 2004


    CACHEZ CE «GRAND CAHIER» QUE JE NE SAURAIS LIRE!

    La commission des pétitions du Grand Conseil genevois a rendu son
    rapport sur la pétition «relative à la lecture de livres contenant
    des scènes de pornographie imposée aux élèves de l'école publique».
    Elle avait été déposée en janvier 2004 par des parents d'élèves
    indignés par la lecture du Grand Cahier d'Agota Kristof dans une
    classe de l'école de culture générale Henry-Dunant. Taxant cer-
    tains passages de «zoophiles et pédophiles», les 2281 signataires
    demandaient à l'Exécutif «d'agir pour que cesse rapidement l'obli-
    gation de lire des livres à caractère pornographique dans les éco-
    les publiques de notre canton». Dans son rapport du 28 octobre, la
    commission fait part de sa décision de «déposer la pétition sur le
    bureau»: elle ne soutient pas la demande d'interdire certains li-
    vres, sans pour autant classer la pétition.

    Une manière de reconnaître qu'il y a eu problème, «à ne considérer
    que les retombées du choix de cette lecture». Mais le rapport indi-
    que qu'il appartient «aux écoles, cycles et collèges, dans une con-
    certation adéquate, de trouver des solutions à ces questions déli-
    cates, favorisant une juste liberté d'enseigner, sans qu'il soit
    nécessaire de remplacer le bon sens par des directives frôlant la
    censure».

    Chacun peut encore consulter et donner suite au dossier «déposé sur
    le bureau» – ce que n'a pas manqué de faire le groupe UDC. Alors que
    le sujet pouvait être classé hier, il fera l'objet d'un débat lors
    d'une prochaine session du Grand Conseil, mais pas avant 2005.

    EXCITER OU DÉNONCER?
    Le Grand Cahier fait partie des programmes scolaires depuis des an-
    nées. En 2000, le livre avait suscité la même réaction à Abbeville,
    en France. Un enseignant de 26 ans avait été placé en garde à vue et
    la police avait fouillé son domicile... Aucune charge n'avait été
    retenue contre lui grâce au soutien de l'Education nationale, mais
    il a été muté dans une autre ville. En Suisse romande, la polémique
    n'a pas débouché sur un dialogue satisfaisant.

    Pour le libéral Claude Aubert, auteur du rapport, «il s'agit de con-
    sidérer l'oeuvre littéraire dans son ensemble et de ne pas extraire
    les passages incriminés de leur contexte. Dans Le Grand Cahier, ils
    n'ont pas été écrits dans l'intention d'exciter les gens, mais pour
    dénoncer les traumatismes de la guerre.»


    Secrétariat du Grand Conseil
    P1473-A

    Date de dépôt : 28 octobre 2004
    Messagerie

    Rapport de la Commission des pétitions chargée d'étudier la pétition
    relative à la lecture de livres contenant des scènes de pornographie
    imposées aux élèves de l'école publique


    Rapport de Monsieur Claude Aubert

    Mesdames et
    Messieurs les députés,

    La commission a consacré trois séances à l'étude de cette pétition,
    sous la présidence de M. O. Vaucher et de M. A. Etienne. Notre procès-
    verbaliste attitrée, Mme S. Downing, ayant quitté ses fonctions, em-
    portant avec elle toute notre gratitude, a été remplacée par M. Y
    Piccino, auquel la commission a souhaité la bienvenue.

    Les travaux de la commissio ont été précédés par deux interpella-
    tions sur ce même sujet. Celle de M. G. Barrillier, le 18 décembre
    2003 : "Critères de choix des ouvrages de littérature française
    étudiés au cycle et à l'ECG" ((IU 1523). Celle de M. R. Iselin, le
    12 février 2004 : "Lecture en classe de culture générale du livre
    Le Grand Cahier de Mme Agota Kristof (IUE 70). Il conviendrait de
    se référer aux réponses du Conseil d'Etat pour avoir une vue d'en-
    semble de ce dossier.


    Audition de Mme Janine Devanthery et M. Christian Etienne, péti-
    tionnaires

    Les pétitionnaires énoncent un certain nombre de critiques. Ils
    déplorent le choix d'un livre contenant des scènes de pornographie
    dure et de pédophilie. "Il est inadmissible d'obliger des enfants
    à lire ce livre à l'école", étant entendu que chaque adulte est
    libre de lire ce qu'il veut. Ils soulignent un manque de discer-
    nement quant au concept même de "pornographie", puisque ce terme
    a été jugé excessif, selon eux, par les enseignants concernés.
    Par ailleurs, confrontés à de telles pages, les élèves n'ont pas
    bénéficié d'un accompagnement adéquat, ni les parents d'ailleurs.

    Les pétitionnaires critiquent aussi la manière dont a été reçue
    leur protestation, l'incompréhension ayant éété la règle selon
    eux. Une réunion - le 9 ocotbre 2003 - avec la maîtresse de clas-
    se, le doyen et l'enseignante de françias n'a pas conduit à un
    apaisement. La réponse du Conseiller d'Etat en Charge du DIP à
    une letttre qui lui avait été adressée est jugée insatisfaisan-
    te. Le 12 janvier 2004, une pétition, d'"agir pour que cesse
    rapidement l'obligation de lire des livres à caractère porno-
    graphique dans les écoles publiques de notre canton".


    Audition de Mme Isabelle Hirschi, enseignante ECG, Antoine Sier-
    ro, enseignant, et de M. Marco Polli, membre de la commission
    paritaire du corps enseignant

    Les listes d'ouvrages sont élaborées après une large consulta-
    tion. Elles sont destinées aux enseignants, leur donnant des
    références en fonction du niveau des classes et selon les
    grandes thématiques à traiter au cours de l'année scolaire.
    En l'occurrence, il s'agissait de discuter des phénomènes de
    société. L'enseignante a choisi ce livre d'Agota Kristof, car
    il montre la guerre et la vision de deux enfants civils de-
    vant affronter cette situation, abandonnés par leurs parents
    et livrés à leurs seules ressources.

    Mme I Hirschi reconnaît que la scène de la jeune fille handi-
    capée avec le chien est très dure; néanmoins, les enfants ne
    la jugent pas, ne la condamnet pas, mais tentent de la socia-
    liser, de l'éduquer et de la rendre autonome. Paradoxalement,
    c'est un message d'espoir.

    Cette oeuvre d'Agota Kristof est lue depuis des années dans
    les cours de français. Elle est recommandée en France par le
    Ministère de l'éducation nationale. Les jeunes sont confron-
    tés quotidiennement à de la barbarie dans les différents mé-
    dias. Vaut-il mieux les laisser découvrir par eux-même ou
    profiter d'un encadrement pédagogique pour aborder ces réa-
    lités de notre monde ?


    Discussion

    Pour la commission, il est indéniable qu'une scène de zoo-
    philie, considérée comme telle, à l'état brut, ne peut que
    choquer lecteurs et lectrices. Lire en classe un texte em-
    barrassant ne saurait aller de soi, la clairvoyance des
    enseignants - selon leurs propres dires - étant un préa-
    lable indispensable pour qui voudrait , au travers de la
    littérature, parler du monde et de ses turpitudes. La ra-
    reté des réactions en matière de choix de lecture montre
    que, dans les écoles, le doigté prévaut. L'implication, dans
    l'élaboration du projet pédagogique, d'autres enseignants
    et de parents, est une obligation morale, tant il est vrai
    que l'émotion suscitée par de telles descriptions ne se
    dissout pas spontanément; au contraire, elle a tendance à
    se réperctuer à d'autres niveaux, suscitant des prises de
    position tranchées et des conflits, qui, au-delà des per-
    sonnes, touchent aux fondements de l'éthique de l'école
    publique.

    Dans ces conditions, la commission estime qu'il y a effec-
    tivement eu problème, à ne pas considérer que les retom-
    bées du choix de cette lecture. Cela ne signifie pas que
    le point central soit le texte lui-même. S'il s'agissait
    d'en rester à ce seul extrait, se profilerait alors une
    possibilité, celle de censurer les lectures choisies par
    les enseignants, voie dans laquelle personne ne désire
    s'engager. L'essentiel est plutôt l'impossibilité pour
    les protagonistes d'avoir pu trouver des modalités de
    dialogue ou des formules permettant aux légitimes sou-
    cis des parents et aux légitimes ambitions de pédago-
    gues de converger.

    En choisissant le dépôt de la pétition sur le bureau,
    la majorité de la commission indique que la thématique
    soulevée par les pétitionnaires et de première impor-
    tance, mais qu'il appartient aux écoles, cycles et col-
    lèges, dans une concertation adéquate, de trouver des
    solutions à ces questions délicates, favorisant une
    juste utilisation de la liberté d'enseigner, sans
    qu'ilsoit nécessaire de remplacer le bon sens par
    des directives frôlant la censure.

    Renvoyer cette pétition au Conseil d'Etat signifierait,
    dans le contexte actuel, que la commission prend fait
    et cause pour l'invite de la pétition : "agir pour que
    cesse rapidement l'obligation de lire des livres à ca-
    ractère pornographique dans les écoles publiques de
    notre canton": Comme nous l'avons rapporté, pour la
    majorité de la commission, cette invite n'est pas per-
    tinente par rapport au problème posé.


    Vote

    Proposition : renvoi au Conseil d'Etat :
    Pour : 2 (1 R, 1 UDC)
    Contre : 8 (1 AdG, 3 S, 2 Ve, 2 PDC)
    Abstentions : 4 (3 L, 1 R)

    Proposition : dépôt sur le bureau :
    Pour : 12 (1 AdG, 3 S, 2 Ve, 1 R, 2 PDC, 3L)
    Contre : 2 (1 R, 1 UDC)
    Abstentions : 0

    En conclusion, Mesdames et Messieurs les députés, la
    Commission des pétitions vous propose, à la majorité
    de 12 voix contre 2, de déposer cette pétition sur le
    bureau.


    Pétition
    (1473)
    relative à la lecture de livre contenant des scènes
    pornographie imposée aux élèves de l'école publique

    Mesdames et
    Messieurs les députés,

    Les adolescents de la classe 2H17 de l'Ecole de cul-
    ture générale Heny- Dunant ont dû lire le livre Le
    Grand Cahier d'Agota Kristof dans le cadre de leurs
    travaux scolaires. Ce livre contient plusieurs scè-
    nes de pornographidure et de pédophilie.

    Nous avons lancé une pétition pour que dans le ca-
    dre de travaux scolaires, l'obligation de lire des
    ouvrages à caractère pornographique soit interdite
    dans les classes, peu importe la'ppréciation que
    l'on puisse porter sur leur valeur culturelle.

    Cette pétition - en annexe - a recueilli à ce jour
    2881 signatures. Nous avons adressé cette pétition
    au Conseil d'Etat et n'avons reçu qu'un accusé de
    réception, mais aucune réponse depuis deux mois.

    En tant qu'instance politique suprême de notre
    canton, nous vous soumettons notre requête et
    vous prions de bien vouloir agir pour que cesse
    rapidement l'obligation de lire des livres à
    caractère pornographique dans les écoles publi-
    ques de notre canton.

    N.B. : 2 signaures
    Citoyens inquiets
    P.a. Mme Sandrine Bussinger
    Route du Creux-du-Loup 44
    1285 Athenaz


    Annexe

    Pétition au Conseil d'Etat du Canton de Genève

    Nous estimons qu'il est inadmissible que la lec-
    ture de livres contenant des scènes de pornogra-
    phie dure soit imposée aux élèves de l'école pu-
    blique, quelles que soient leur valeur culturelle.

    Nous demandons insatmment au Conseil d'Etat d'in-
    tervenir afin que cesse cette pratique qui cours
    depuis plusieurs années.

    Citoyens inquiets
    P. A. Sandrine Bussinger,
    route du Creux-du-Loup 44,
    CH-1285 Athenaz / GE

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